Tract du syndicat étudiant SL-Caen pour la manifestation du 12 septembre

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Un tract des camarades du syndicat étudiant SL-Caen pour appeler à la manif du 12 septembre contre la nouvelle Loi Travail.

À télécharger en cliquant sur le lien ci-dessous :

En Manif le 12 Septembre

 

Ou à lire ci-dessous :

 

En Manif le 12 septembre

Baisse des APL… « Pas ça ! » :

« Si à 18, 19 ans, 20 ans, 24 ans, vous commencez à pleurer parce qu’on vous enlève 5 euros… Qu’est-ce que vous allez faire de votre vie ? » : déclarait la députée En Marche O’Petit sur la baisse des APL décrétée en juillet par le gouvernement Macron. Nous ne pleurerons pas, nous descendrons dans la rue et mènerons une lutte féroce contre le gouvernement Macron et son monde.

Madame O’Petit ne le sait peut-être pas, mais ces 5 euros ne sont pas négligeables pour beaucoup d’étudiant-e-s, en témoignent les 65% d’entre eux qui sautent déjà régulièrement un repas par semaine par manque d’argent ! Une fois de plus, le gouvernement s’en prend aux plus démuni-e-s en tapant sur les caisses d’allocations et autres services publics plutôt que d’aller réclamer sa part d’austérité chez les plus favorisé-e-s : par exemple l’ISF (impôt sur la fortune) est supprimé, ce qui représente une perte de 300 millions d’euros par an pour l’Etat. Ce genre de mesure, en plus d’accroître la précarité étudiante, rend plus difficile l’accès à l’Université et participe à faire de l’enseignement supérieur un espace réservé aux plus doté-e-s.

Baisse des financements pour l’enseignement

supérieur… « Pas ça ! » :

De plus, 331 millions d’euros ont été retirés du budget de l’Enseignement Supérieur pour la rentrée 2017 alors qu’il n’y a jamais eu autant d’étudiant-e-s, près de 40 000 en plus pour cette rentrée ! Cette baisse de financement s’inscrit dans la continuité que la loi d’autonomie des Universités appliquée depuis Sarkozy. C’est une université où les investisseurs privés ont de plus en plus de place, c’est l’université compétitive du savoir-marchandise. Cela se traduit par des postes de personnel-le-s gelés ou supprimés, des ventes de locaux donnant lieu à des cours surpeuplés, une orientation vers le tout numérique, une suppression des filières jugées peu rentables…

Sélection en Master et en Licence… « Pas ça ! » :

Le gouvernement précédent avait déjà mis en place la sélection en master et en licence (par tirages au sort). Autrement dit, plutôt que de débloquer des moyens afin d’accueillir tout le monde, le gouvernement d’Edouard Philippe participe à rendre l’accès à l’enseignement supérieur toujours plus compliqué. A cette rentrée, ce sont 6 000 bachelier-ière-s qui se retrouvent toujours sans formation, 11 000 ont soit renoncé à leurs études soit se sont tourné-e-s vers des filières privées et souvent coûteuses. Ce système est particulièrement injuste car les premières victimes sont encore une fois les étudiant-e-s les plus défavorisé-e-s qui se voient à nouveau laissé-e-s à la marge. Ne pourrait-on pas au contraire donner les moyens aux universités de délivrer un enseignement de qualité qui permettrait à tou-te-s de s’émanciper ? Le durcissement de l’accessibilité à l’enseignement supérieur et les mesures précarisant les étudiant-e-s vont dans le sens inverse de nos aspirations, et permet la reproduction d’une petite classe d’élite.

Loi travail 2… « Pas ça ! Pas ça ! Pas ça !!! » :

Alors que la précarité étudiante pousse déjà près de 50% d’entre elles et eux à se salarier, dont 30% à temps plein pour financer leurs études, le nouveau gouvernement de Macron s’apprête à détruire ce qui reste du code du travail. La Loi travail 2 et ses ordonnances, c’est l’insécurité sociale grandissante pour tou-te-s ! Les allocations-chômages et les retraites sont menacées, l’heure est aux travailleur-euse-s jetables et low-cost, à la suppression des contrats aidés dont beaucoup d’étudiant-e-s bénéficiaient, à la dilution du SMIC et la suppression des salaires minimas de branche, aux horaires de travail extensibles, etc., pendant que les

détenteur-trice-s de la finance et les patron-ne-s se gavent et accroissent leur pouvoir sur leurs salarié-e-s. C’est double peine pour ces étudiant-e-s précarisé-e-s à l’université et sur leur lieu de travail : autant dire que Macron met tout en oeuvre pour les éjecter directement du parcours de réussite.

Pour le reste des étudiant-e-s, le monde du travail n’est pas si lointain. Il nous faut donc dès à présent nous mobiliser pour notre futur mais aussi en solidarité avec les travailleur-se-s actuel-le-s qui subissent déjà de plein fouet les mesures libérales du gouvernement Macron. Nous sommes de celles et ceux qui refusent cette société basée sur l’intérêt individuel ! La solidarité est une nécessité. La solidarité, ce n’est pas qu’un projet, c’est notre idéal !

POUR DEFENDRE NOS DROITS

MANIF LE 12 SEPTEMBRE

rdv au phenix A 10H