Soutien anti-répression

Soutien Anti repression

APPEL À SOUTIEN FINANCIER

pour SOUTENIR LES INCULPÉ-E-S DE LA RÉPRESSION POLICIÈRE.

Depuis trois mois, nous luttons contre la loi travail et son monde. Cette loi remet en cause les droits des salarié.e.s et les fondements même du code du travail. Notre colère s’est amplifiée contre l’utilisation de l’article 49 alinéa 3 dont le gouvernement a usé pour faire passer en force cette loi rejetée massivement par les Français e s.

Au-delà de ces soi-disant expressions de la démocratie c’est tout un monde, tout un système que nous dénonçons et contre lequel nous luttons. Un système profondément inégalitaire qui opprime la majorité pour maintenir les privilèges d’une minorité au mépris du respect des personnes et de leur environnement. Notre nombre et notre détermination font notre force, c’est pourquoi nous croyons en la convergence des luttes sur ces bases.amour

Bref, la révolte gronde mais visiblement cela ne plaît pas au gouvernement. Alors, il tente de nous intimider et de nous faire taire. A Caen, comme ailleurs en France, nous devons faire face à une forte répression. Ici elle est orchestrée par le très zélé directeur départemental de la sécurité publique Jean-François Papineau. Depuis le début du mouvement social nous avons recensé :

72 interpellations

11 procès ayant déjà eu lieu ou à venir et plusieurs compositions pénales

De nombreuses blessures dont certaines ont donné lieu à des jours d’interruption temporaires de travail (ITT)

Blessures aussi psychologiques, telle une manifestante qui a dû partir à l’hôpital avec les pompiers à cause du gaz et de la violence policière.

Les tirs de flashball et les coups portés par la police ont entraîné de nombreux,ses blessé,e,s. Le 18 mars chiens et agents de l’unité cynophile sont intervenus au lycée Rostand. Un chien a même été lâché sans muselière sur les lycéen,ne,s.

Mais en plus de la violence physique nous dénonçons l’usage de la violence verbale, psychologique et institutionnelle. Nombre de manifestant,e,s ont reçu des insultes, parfois à caractère raciste ou sexiste, et des menaces. Certain,e,s se sont vu,e,s priver de liberté et retenu,e,s en garde-à-vue des heures durant pour des motifs arbitraires et abracadabrantesques.

Ainsi le 12 mai lors d’une occupation dans le calme de la direction dutravail à Hérouville, la police est intervenue violemment, matraques à la main, et sans sommations. Elle a gazé indistinctement manifestant,e,s et agents dans les locaux. S’en sont suivies 22 garde-à-vues de 12h minimum pour « tentative de vol en réunion »(sic) pour du mobilier sorti sur le trottoir!

Nous dénonçons également les communiqués de la préfecture dont le contenu diffamatoire vise à discréditer toute contestation.Face à toutes ces formes de violence, qu’elles viennent de la police ou du gouvernement, nous continuerons de résister. Leurs méthodes sont parfois illégales. Elles sont surtout illégitimes. Le danger c’est l’armement de la police qui nous blesse, nous mutile et nous assassine. Le danger c’est le gouvernement qui nous muselle et nous prive de liberté au nom de l’état d’urgence..

Vous aussi vous avez besoin de soutien ?

Vous avez été interpellé,e ou victime de violence policière ? Vous connaissez des interpellé,e,s ou des victimes ? Vous avez été témoin d’interpellations ou de scènes de violence ? N’hésitez pas à contacter notre legal team au

06.11.12.72.84

Vous pouvez aussi nous faire parvenir vos questions et vos témoignages (écrits, photos, audios ou vidéos) à

antirepcaen@riseup.net

Vous pouvez aussi nous faire parvenir vos dons par l’intermédiaire des caisses de soutien mises en place lors des rassemblements et des manifestations, ou en les adressant par chèque à l’ordre de SIA  mention au dos du chèque « solidarité antirépression »à envoyer à l’adresse suivante :

SIA

BP 257

14013 CAEN CEDEX.

LA RÉPRESSION EST LEUR ARME

LA NOTRE C’EST LA DÉTERMINATION ET LA SOLDIDARITÉ !